ICI LE CHEMIN DES ÂNES STONE AGE
Synopsis
Dans une grande carrière de roche, une explosion révèle un objet venu d’un autre temps.
In a vast stone quarry, an explosion reveals an object from the past.
Festivals
Locarno 71 : Best Swiss Newcomer Award & Premio Cinema E Gioventù for the Pardi di Domani (CH, 2018), Palm Springs ShortFest : Best Emerging Student Filmmaker Award (US, 2019), Dumbo Film Fest : July Monthly Winner (US, 2019), Côté Court (FR, 2019), Go Short Nijmegen (NL, 2019), Festival Silhouette (FR, 2019), Circulo de Bellas Artes (ES, 2019), Festival Silhouette (FR 2019)…
Équipe Team
avec Damien Chapelle
Cédric Imwinkelried, Raphaël Barman, Sydney Wernicke,
Hilmi Qestaj, Irène Oswald, Yves Paudex
scénario Lou Rambert Preiss
production ECAL
co-production Point Prod
image Augustin Losserand
son Toco Vervisch
assistant mise en scène Benoit Money
scripte Joséphine Pittet
chef décorateur Guillaume Daret
directeur de production Kevin Chatelain
montage Gabrielle Stemmer
montage son Rodrigo Muñoz
mixage Thibaut Macquart
étalonnage Julien Blanche
une coproduction ECAL et Point Prod
22:00 / 1.56:1 / 2018
+
Des mystères et des secrets enfouis dans les paysages influencent la vie d’un groupe de travailleurs, provoquant une fracture dans leur perception du réel. Ce film explore l’histoire, le récit classique et les fluctuations métaphysiques, dans une quête qui se déploie à travers le temps et épouse les tourments intérieurs de son protagoniste.
71 Locarno Festival, Pardi di Domani Jury : Yann Gonzalez, Marta Mateus, Deepak Rauniyar
Mysteries and secrets behind landscapes affect the lives of a group of workers, creating a rift in their reality. This film deals with history, classic narrative and metaphysical fluctuations, searching through time and embracing the inner turmoil of its protagonist.
71 Locarno Festival, Pardi di Domani Jury : Yann Gonzalez, Marta Mateus, Deepak Rauniyar
Le chemin des ânes, c’est un chemin fait de détours, un chemin long et difficile. C’est le chemin qu’il faut emprunter pour être sauvé ; pour ne pas tomber dans les pièges de la nature, dans la crevasse du raccourci. Il permet de regarder l’abîme sans y glisser… Jusqu’à ce que l’abîme regarde en soi, ainsi que l’écrivait Nietzsche.
Monumental schiste. Matière solide et raide aux lignes noires et grises, d’une hauteur de plusieurs hommes et qui ne sait que son existence. Où va cette roche si ce n’est vers le ciel ?
Ce paysage nu, vierge de toute présence, l’homme prométhéen voudrait le pénétrer et l’exploiter avec violence, en usant de la force de ses outils techniques. Les ouvriers le font exploser, sans rien attendre d’autre qu’un effondrement de schiste. Et ils en révèlent pourtant, dans le bruit d’un marteau-piqueur, le murmure d’un secret. Le voile de la nature tombe : un visage apparaît dans la roche. Les orbites sont creusées, et la mâchoire, saillante.
C’est un monstre ! C’est une femme ! C’est un dieu ! Ou quelque chose qui va leur faire perdre leur travail, fermer la carrière. L’inquiétude gagne le groupe. On se pose des questions, on boit le café. On dit : « Faut pas trop toucher, ces choses-là ». Et pourtant, Antonin y pose une main...
Est-ce que parler à un visage de roche, c’est parler à quelqu’un ? C’est peut-être, avant tout, parler pour être sauvé. Un film juste et délicat, qui fait dire aux visages la langue du silence.
Manon Thierry, Rencontres d’art de Feÿ
The Donkey’s Path (= le chemin des ânes) is the path of detours, a long and arduous road. It is the path one must take to be saved; to avoid the snares of nature, the chasm of the shortcut. It allows one to gaze into the abyss without slipping into it… until the abyss gazes back within, as Nietzsche wrote.
A monumental wall of schist. Solid, unyielding matter streaked with black and grey, towering several men high, aware of nothing but its own existence. Where could such a rock be heading, if not towards the sky?
This naked landscape, untouched by human presence, is one the Promethean man longs to conquer and exploit with violence, wielding the force of his technical tools. The quarry workers blast it apart, expecting nothing more than the collapse of stone. Yet amid the roar of the jackhammer, they uncover the whisper of a secret. Nature's veil falls away: a face emerges from the rock. Hollow eye sockets. A jutting jaw.
A monster! A woman! A god! Or perhaps something that will cost them their jobs, force the quarry to close. Unease spreads through the group. Questions are asked. Coffee is poured. "Best not meddle with these things," someone says. And yet Antonin reaches out and lays a hand upon it… Is speaking to a face carved in stone the same as speaking to someone? Perhaps, above all, it is speaking in the hope of being saved. A restrained and deeply sensitive film, one that allows faces to speak the language of silence.
Manon Thierry, Rencontres d’art de Feÿ
ICI LE CHEMIN DES ÂNES STONE AGE





Synopsis
Dans une grande carrière de roche, une explosion révèle un objet venu d’un autre temps.
In a vast stone quarry, an explosion reveals an object from the past.
Festivals
Locarno 71 : Best Swiss Newcomer Award & Premio Cinema E Gioventù for the Pardi di Domani (CH, 2018), Palm Springs ShortFest : Best Emerging Student Filmmaker Award (US, 2019), Dumbo Film Fest : July Monthly Winner (US, 2019), Côté Court (FR, 2019), Go Short Nijmegen (NL, 2019), Festival Silhouette (FR, 2019), Circulo de Bellas Artes (ES, 2019), Festival Silhouette (FR 2019)…
Équipe Team
avec Damien Chapelle
Cédric Imwinkelried, Raphaël Barman, Sydney Wernicke,
Hilmi Qestaj, Irène Oswald, Yves Paudex
scénario Lou Rambert Preiss
production ECAL
co-production Point Prod
image Augustin Losserand
son Toco Vervisch
assistant mise en scène Benoit Money
scripte Joséphine Pittet
chef décorateur Guillaume Daret
directeur de production Kevin Chatelain
montage Gabrielle Stemmer
montage son Rodrigo Muñoz
mixage Thibaut Macquart
étalonnage Julien Blanche
une coproduction ECAL et Point Prod
22:00 / 1.56:1 / 2018
+
"Des mystères et des secrets enfouis dans les paysages influencent la vie d’un groupe de travailleurs, provoquant une fracture dans leur perception du réel. Ce film explore l’histoire, le récit classique et les fluctuations métaphysiques, dans une quête qui se déploie à travers le temps et épouse les tourments intérieurs de son protagoniste."
71 Locarno Festival, Pardi di Domani Jury : Yann Gonzalez, Marta Mateus, Deepak Rauniyar
"Mysteries and secrets behind landscapes affect the lives of a group of workers, creating a rift in their reality. This film deals with history, classic narrative and metaphysical fluctuations, searching through time and embracing the inner turmoil of its protagonist."
71 Locarno Festival, Pardi di Domani Jury : Yann Gonzalez, Marta Mateus, Deepak Rauniyar
« Le chemin des ânes, c’est un chemin fait de détours, un chemin long et difficile. C’est le chemin qu’il faut emprunter pour être sauvé ; pour ne pas tomber dans les pièges de la nature, dans la crevasse du raccourci. Il permet de regarder l’abîme sans y glisser… Jusqu’à ce que l’abîme regarde en soi, ainsi que l’écrivait Nietzsche.
Monumental schiste. Matière solide et raide aux lignes noires et grises, d’une hauteur de plusieurs hommes et qui ne sait que son existence. Où va cette roche si ce n’est vers le ciel ?
Ce paysage nu, vierge de toute présence, l’homme prométhéen voudrait le pénétrer et l’exploiter avec violence, en usant de la force de ses outils techniques. Les ouvriers le font exploser, sans rien attendre d’autre qu’un effondrement de schiste. Et ils en révèlent pourtant, dans le bruit d’un marteau-piqueur, le murmure d’un secret. Le voile de la nature tombe : un visage apparaît dans la roche. Les orbites sont creusées, et la mâchoire, saillante.
C’est un monstre ! C’est une femme ! C’est un dieu ! Ou quelque chose qui va leur faire perdre leur travail, fermer la carrière. L’inquiétude gagne le groupe. On se pose des questions, on boit le café. On dit : « Faut pas trop toucher, ces choses-là ». Et pourtant, Antonin y pose une main...
Est-ce que parler à un visage de roche, c’est parler à quelqu’un ? C’est peut-être, avant tout, parler pour être sauvé. Un film juste et délicat, qui fait dire aux visages la langue du silence. »
Manon Thierry, Rencontres d’art de Feÿ
« The Donkey’s Path (= le chemin des ânes) is the path of detours, a long and arduous road. It is the path one must take to be saved; to avoid the snares of nature, the chasm of the shortcut. It allows one to gaze into the abyss without slipping into it… until the abyss gazes back within, as Nietzsche wrote.
A monumental wall of schist. Solid, unyielding matter streaked with black and grey, towering several men high, aware of nothing but its own existence. Where could such a rock be heading, if not towards the sky?
This naked landscape, untouched by human presence, is one the Promethean man longs to conquer and exploit with violence, wielding the force of his technical tools. The quarry workers blast it apart, expecting nothing more than the collapse of stone. Yet amid the roar of the jackhammer, they uncover the whisper of a secret. Nature's veil falls away: a face emerges from the rock. Hollow eye sockets. A jutting jaw.
A monster! A woman! A god! Or perhaps something that will cost them their jobs, force the quarry to close. Unease spreads through the group. Questions are asked. Coffee is poured. "Best not meddle with these things," someone says. And yet Antonin reaches out and lays a hand upon it… Is speaking to a face carved in stone the same as speaking to someone? Perhaps, above all, it is speaking in the hope of being saved. A restrained and deeply sensitive film, one that allows faces to speak the language of silence. »
Manon Thierry, Rencontres d’art de Feÿ